Dimanche 25 septembre 2011
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La philosophie tragique C’est ce qui se trouve à égale distance de l’optimisme et du pessimisme.
L’optimiste voit le meilleur partout et le pessimiste voit le pire partout. C’est le fameux verre, à moitié plein ou à moitié vide. Cela dépend si c’est de l’huile de ricin ou un château Yquem .
Votre verre, à demi rempli, est à demi plein ou à demi vide. On est dans une subjectivité absolue. Le tragique, c’est celui qui n’est, ni optimiste, ni pessimiste, mais voit le réel comme il
est.
On pourrait citer à Montaigne: « Puisque nous allons mourir, il faut l’accepter, ne pas pratiquer le
déni, ne pas dire que la mort, n’est pas la mort, ou que la mort est autre chose que la mort. La mort existe. C’est la fin, la disparition, l’abolition de tout ce qui est vivant. Alors, à partir
de ce soubassement, il s’agit de fabriquer une philosophie qui nous permettra de vivre en attendant...»
La photo est de Arthur Tress, né et a grandi à Brooklyn, New-York le 24 Novembre 1940. Il prend ses
premières photographies tout en étant encore à l'école primaire en 1952. Il a été étudiant à Bard College, où il a étudié l'art et l'histoire de l'art, la culture mondiale et la philosophie sous
la férule d' Heinrich Bluecher. Pendant ses études, il a continué à photographier et a commencé à faire des courts métrages. Après avoir obtenu son diplôme de Bard, Tress s'installe à Paris pour
assister à l'école de cinéma, mais très vite à gauche. Après avoir voyagé à travers l'Europe, de l'Égypte, le Japon, l'Inde et le Mexique, il s'installe à Stockholm, en Suède et a travaillé comme
photographe pour le Musée ethnographique de Stockholm.
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